Les taupes dorées sont capables diridescence

first_imgLes taupes dorées sont capables d’iridescencePubliant ses travaux dans Biology Letters, une équipe internationale étudiant les taupes dorées, de petits mammifères méconnus d’Afrique, a constaté que le pelage de ces animaux avait la particularité de décomposer la lumière en différentes couleurs.    L’iridescence, ou décomposition de la lumière ambiante en couleurs de base, est un phénomène observable non seulement sur l’arc-en-ciel, mais aussi sur le corps de certains animaux : plumage d’oiseaux ou carapace d’arthropodes (insectes, etc.). C’est pourtant chez des mammifères que des chercheurs viennent de mettre en évidence cette faculté.À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Étudiant quatre espèces de Chrysochloridae (ou taupes dorées), de petits mammifères insectivores vivant dans les déserts de Namibie et du Kalahari, les scientifiques ont caractérisé les mécanismes de cette irisation de la lumière, liés à la morphoologie des poils de ces animaux : très aplatis et possédant des écailles cuticulaires fortement réduites, ils offrent une surface large et lisse propice à la réflexion lumineuse.”Les taupes dorées sont des mammifères rares en ce que leur pelage produit un arc-en-ciel de couleurs, vu sous différents angles, tout comme la surface d’un disque compact. Une coloration irisée joue un rôle clé pour attirer des partenaires sexuels [chez] les oiseaux, les reptiles, les papillons et les coléoptères. La façon de produire cette coloration, chez les taupes dorées, est semblable à celle observée chez ces animaux, mais elle a une fonction totalement différente”, explique le Dr Kevin Rowe, du Muséum Victoria (Australie).”La surface lisse et régulière du pelage entraînant l’irisation n’a pas évolué pour attirer des congénères ou pour se camoufler des prédateurs. C’est probablement pour réduire les frottements lorsque ces taupes se déplacent à travers le sable, sous  le sol. Les couleurs qu’elle produit ne sont qu’un ‘sous-produit’”, complète sa collègue, le Dr Karen Rowe. Le 5 février 2012 à 10:12 • Maxime Lambertlast_img

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